[AVIS] Paper Mario : The Origami King

Paper Mario : The Origami King

Après les Stickers, les cartes à colorier, la piste de l’Origami semblait toute tracée pour la nouvelle aventure de Paper Mario sur Switch. Si l’on peut trouver en cette série une suite spirituelle à Super Mario RPG, paru sur snes, force est de constater que la composante RPG tend à se faire de plus en plus discrète au fur et à mesure des épisodes, et le nouveau venu ne déroge pas à la règle.

Paper Mario

Sorry your princesse is in another castle

On commence à être parfaitement rodés aux aventures du couple Peach/Mario et notre princesse va de nouveau se retrouver en fâcheuse posture. Place ici au roi Olly, maître de l’origami, qui va non seulement plier en quatre les habitants du royaume mais aussi notre brave princesse, kidnapper et déplacer son château et l’entourer de 5 étranges serpentins.

Une fois de plus notre célèbre moustachu va partir à sa rescousse accompagné d’Olivia, une princesse de papier et accessoirement sœur d’Olly, une affaire de famille donc.

Mario va alors devoir parcourir un monde ayant subi les affres d’Olly et cela se manifeste notamment par de nombreux trous qu’il vous faudra combler à l’aide de confettis afin de lui redonner son aspect original et débloquer le passage vers la suite de vos aventures. Vous pourrez récupérer ces confettis lors des combats ou encore en frappant un peu tout ce qui bouge à l’aide de votre marteau (arbre, tas de feuille…). Vous rencontrerez parfois des Toads dans de fâcheuses postures dont il faudra les libérer, ces derniers vous apporteront alors leur aide de différentes façons (gérant de magasin, support lors des combats par exemple).

Un nouveau système de combat

Si le coté RPG est plus que discret (les combats vous rapportent essentiellement pièces et confettis), les développeurs ont tenté d’apporter un nouveau système de combat au titre.

Les combats se déroulent dans des arènes de forme circulaire, les ennemis étant disposés de manière concentrique tout autour de Mario. Le but sera soit d’aligner quatre ennemis afin de pouvoir utiliser vos bottes de combat (en sautant sur la tête des ennemis à 4 reprises), ou de regrouper 4 ennemis afin de pouvoir utiliser votre marteau. Moyennant quelques piécettes, les Toads délivrés en cours de route pourront également vous prêter main forte en cas de difficulté. Si l’idée de départ est plutôt intéressante, elle devient assez vite rébarbative de par son manque de diversité. Et puisque les combats ne viennent plus renforcer vos caractéristiques, ils sombrent lentement vers un coté facultatif où l’on évite plus les ennemis qu’on ne les affronte. Le combat contre les bosses, légèrement différents, s’avèrent bien plus intéressants avec l’ajout d’items au principe de base. Les récupérer ajoute un élément stratégique au combat les rendant bien plus accrocheurs. On en vient à se demander si il n’aurait pas fallu réserver ce nouveau système à ce type de confrontation uniquement plutôt que de le généraliser en le simplifiant pour les ennemis de base.

Heureusement, le jeu est bien plus satisfaisant dans sa partie aventure pure, avec une direction artistique vraiment réussie, l’aspect Origami étant parfaitement maîtrisé et propice à de situations pleines de surprise et amusantes. Bien sûr, on pourrait regretter quelques couleurs un peu trop criardes dans cet univers très coloré et force est de constater que le motion gaming (la paire de bras « démulti-pliés) s’avère plutôt injouable à la longue sur Switch Lite, ce qui m’a obligé à le désactiver.  Quoi qu’il en soit l’aventure est vraiment très plaisante à parcourir avec un humour omniprésent.

Au final, Paper Mario : The Origami King se révèle le compagnon  idéal pour l’été, avec une aventure légère et agréable qui renie néanmoins le coté RPG de ses aînés, vous voilà prévenus.

En conclusion
Paper Mario : The Origami King est un titre expérimental qui échoue autant qu'il réussit. Malgré une idée de base intéressante, le nouveau système de combat trouve difficilement sa place et le motion gaming, totalement injouable en mode nomade aura vite fait d'être désactivé. Le titre qui occulte totalement la dimension RPG à laquelle la série nous avait habituée, parvient cependant à proposer une aventure agréable et légère avec une bonne dose d'humour, que l'on prend plaisir à parcourir. Plus Mario que Paper, le jeu s'avère être un compagnon idéal pour les vacances, un titre léger avec lequel on s'amuse beaucoup mais que l'on est pas sûr de revoir à la rentrée.
J'aime:- Une direction artistique réussie
- L'humour omniprésent
- Une aventure légère, idéale pour l'été


Je n'aime pas:- Paper Mario sans composante RPG autre que le blah blah est-il un Paper Mario?
- Le système de combat, en mode draft, se révèle au final rébarbatif
- Le motion gaming, à désactiver sur Switch Lite
- Olivia, parfois trop bavarde


Support:  Switch Editeur Nintendo – testé sur Switch à partir d’un code fourni par l’éditeur, merci à lui