
On ne présente plus Project Zero II: Crimson Butterfly. Pour beaucoup, c’est l’épisode le plus marquant de la saga, celui qui a traumatisé toute une génération sur PS2 et Xbox en 2003. Après une réinterprétation sur Wii un peu plus « confortable » en 2012, Team Ninja et Koei Tecmo nous reviennent avec un véritable remake bâti de zéro. L’idée ? Harmoniser les titres mondiaux sous l’appellation Fatal Frame et redonner ses lettres de noblesse à l’appareil photo le plus célèbre du jeu vidéo : la Camera Obscura.

Une immersion visuelle… sombre, très sombre
Dès les premières minutes, on sent l’apport de ce remake. Le passage sous moteur moderne transforme radicalement l’ambiance. Les visages de Mio et Mayu gagnent une expressivité ce qui renforce l’empathie, et les jeux d’ombres et de lumières sont tout plutôt réussis. On sent que le travail de reconstruction a été soigné, dans la lignée de ce qu’on a pu voir sur les récents Resident Evil.
Toutefois, tout n’est pas parfait dans ce tableau macabre. Si l’obscurité permanente sert l’angoisse, elle nuit parfois à la lisibilité. Entre le grain à l’image et certains recoins totalement bouchés, il m’est arrivé de pester lors de séquences de poursuite contre des esprits invincibles, simplement parce que je ne distinguais plus l’issue. C’est dommage, surtout quand on sait que le jeu est bloqué à 30 FPS.
Et cela se ressent. Le jeu est considérablement alourdi, les cinématiques saccadent, les déplacement aussi, un patch salvateur est à souhaiter, mais pour le moment ce n’est guère plaisant.

La Camera Obscura : entre tradition et modernité
Côté gameplay, on retrouve cette vue à l’épaule initiée par la version Wii. Le feeling est bon, et les nouveaux marqueurs d’objectifs ainsi que la mini-carte apportent un confort non négligeable pour éviter de tourner en rond.

Les combats restent le cœur du jeu. Si l’esquive fonctionne bien, j’ai trouvé certains esprits un peu trop « sacs à PV », rendant les affrontements parfois longs, même en mode histoire, ce qui affecte le rythme du jeu, déjà lent à la base. Heureusement, les développeurs ont déjà commencé à corriger ce point via des patchs. On apprécie aussi l’ajout de quêtes secondaires et de nouvelles fins ce qui pousse à l’exploration et gonfle la durée de vie pour les complétistes.

Ce remake de Fatal Frame II me laisse plutôt mitigé. La direction artistique est toujours aussi percutante et le récit du rituel des jumelles reste l’un des plus prenants du genre. Mais le titre est vraiment lourdaud avec des combats beaucoup trop longs malgré les nombreux types de pellicule à disposition, et un framerate poussif. Si vous avez aimé l’original, ce passage à la nouvelle génération est une belle revisite, ne serait-ce que pour l’ambiance insidieuse qui vous colle à la peau longtemps après avoir éteint la console.


FATAL FRAME II: Crimson Butterfly REMAKE
Editeur: Koei Tecmo
Support: Switch 2, PS5, Xbox
Avis réalisé sur Switch 2
J'avoue être plutôt déçu. Je ne doute pas que des patchs viendront corriger les défauts du titre mais entre les saccades, le 30 FPS et les ennemis sac à PV, la lenteur initiale du titre s'en trouve décuplée.
Reste que le Remake est plutôt soigné esthétiquement et l'ambiance est toujours excellente. Peut mieux faire.
J'aime: - Un titre joliment mis en valeur
- Une ambiance oppressante
- Probablement le meilleur épisode
Je n'aime pas: - Les ennemis trop costauds
- Ca saccade
- 30 FPS