[AVIS] UFC 6

Trois ans après un cinquième épisode qui posait les bases du moteur Frostbite mais peinait à s’extirper de l’ombre de son aîné, EA Vancouver remet les gants. Sorti ce mois-ci, EA Sports UFC 6 débarque sur Xbox Series X avec la lourde tâche de redynamiser une formule qui ronronnait un peu. Est-ce le KO technique attendu ou un simple combat aux points ? On fait le point, sans langue de bois.

Dans l’Octogone, le diable est dans les détails

Ne tournons pas autour du pot : visuellement, le titre flatte la rétine. Sur Xbox Series X, le jeu tourne comme un charme (60 images par seconde ultra-fluides) et profite d’effets de lumière retravaillés qui mettent en valeur chaque goutte de sueur et chaque hématome. La modélisation des visages d’Alex Pereira ou de Max Holloway est saisissante de réalisme.

Mais c’est manette en main que le jeu montre ses vrais muscles. EA a revu son système d’inertie et de mouvements : des déplacements qui semblent plus lourds et réalistes, finies les glissades sur le tapis, on ressent enfin le poids des combattants et l’impact de chaque appui. Le timing des contres a été resserré. Placer un crochet au bon moment offre une sensation d’impact particulièrement gratifiante.

Sans révolutionner un système souvent boudé par les néophytes, les transitions au sol sont plus organiques et moins mécaniques que par le passé. Les impacts des frappes font mal, la mise en scène des entrées est immersive au possible et l’ambiance des arènes est électrique.

Un mode Carrière qui tourne en rond ?

C’est le point noir habituel des simulations sportives d’EA, et cet opus ne déroge pas totalement à la règle. Le mode Carrière scénarisé introduit de nouvelles mécaniques de rivalités et une narration plus immersive, mais le schéma global reste très (trop) académique : entraînement, gestion des réseaux sociaux pour faire grimper la hype, combat, et on recommence. C’est le genre qui veut ça et certaines y trouvent leur compte, moi personnellement je m’en lasse rapidement et je préfère me tourner vers les combats directs.

Heureusement, le plaisir brut de faire progresser son combattant et la refonte des mécaniques de blessures (qui influent réellement sur vos performances au fil des rounds) sauvent la mise.

L’ombre des microtransactions

Comme à l’habitude, si le plaisir  est bien présent, le jeu pousse un peu trop vers sa boutique intégrée (le fameux Passe VIP, les cosmétiques et les « Points UFC »). Certes, cela reste cosmétique pour l’essentiel, mais on a toujours un peu l’impression d’un jeu tronqué pour alimenter ce genre de pratique.

UFC 6 ne réinvente pas la roue, mais il peaufine une formule bien maitrisée. Plus fin, plus lourd, et définitivement plus axé sur la simulation pure, cet épisode s’impose sans mal comme la meilleure simulation de MMA à ce jour. Si vous possédez déjà l’opus précédent, le gap visuel et technique justifie l’investissement si vous êtes un mordu de la discipline. Pour les autres, l’expérience reste solide, brute et ultra-plaisante, surtout pour des sessions de salons entre amis. Une belle victoire aux points.

UFC 6
Développeur: Electronic Arts
Support: PS5, Xbox Serie X,
Avis réalisé sur Xbox Serie X
Plus réaliste et percutant que jamais dans ses combats, EA Sports UFC 6 s'impose comme une excellente simulation de MMA, même s'il reste freiné par un mode Carrière trop classique et des microtransactions un poil trop insistantes.
J'aime:- Le réalisme visuel
- Le gameplay plus tactique
- L'immersion dans l'Octogone
Je n'aime pas:- Le mode carrière, trop répétitif
- Le système au sol encore perfectible