[AVIS] Towa and the Guardians of the Sacred Tree

Quand j’ai lancé Towa and the Guardians of the Sacred Tree pour la première fois, j’étais surtout curieux. Il faut dire que je ne suis pas particulièrement fan des roguelites. Mais sa 2D sympathique, son esthétisme japonisante…J’ai décidé de ma laisser tenter.

Un Roguelite plus original que prévu

Le titre nous offre un scénario assez classique puisque nous allons accompagner Towa, la prêtresse de Shinju, et ses huit fidèles compagnons pour vaincre Magatsu, le grand méchant qui sème malheur et désolation…Difficile de faire moins original mais ce n’est pas vraiment ce que l’on attend de ce genre de jeu. Notre équipe sera donc composé de deux enfants célestes, l’un maniant le pouvoir sacré du sabre (Tsurugi) l’autre du bâton (Kagura) avec pour but de réunir suffisament de mana pour battre Magatsu. Chaque enfant céleste possède ses propres capacités et sabres, ce qui rend chaque style de combats et duo unique.

En pratique, le joueur contrôle le Tsuguri (sabre) et est soutenu par le Kagura (baton) qui le suit de près. Vous pouvez switcher de l’un à l’autre, même si vous utiliserez peu souvent cette option. A deux, chacun contrôle l’un des personnages et c’est clairement ici que le titre se démarque de beaucoup d’autres roguelites, la co-op.

Les possibilités sont assez basiques, attaques avec R1, dash avec Rond et les deux compétences du Kagura avec L2 et R2. Chaque coup portépermet d’augmenter la jauge de mana afin de déclencher un spécial (Carré). A noter que votre arme possède une jauge d’endurance qui lorsqu’elle arrive à zéro à pour effet de réduire les dégâts infligés de moitié. Mais par chance vous possédez deux katanas, et la petite subtilité sera de switcher de l’un à l’autre en cours de combat.  Le sabre rouge est dédié aux combo en spammant R1, le sabre bleu mise sur la charge pour révéler toute sa puissance, ajoutant ainsi un peu de stratégie aux combats.

En cours de jeu, nous alternons entre phases de combat où il faut gérer les affrontements, les combos, les esquives, et des phases plus posées dans le village de Shinju pour forger des armes, les améliorer, tisser des liens….

Une ambiance Zen

Esthétiquement le titre fait son petit effet. Les décors, les personnages dessinés à la main, l’atmosphère générale raviront les amoureux des titres à l’atmosphère empruntée au Japon traditionnel. Le charme visuel est indéniable : couleurs, traits, paysages, la bande-son signée Hitoshi Sakimoto ajoute beaucoup de poésie au jeu. On a cette sensation d’être dans une sorte de conte épique. Le lore autour de la corruption de Magatsu, de l’Arbre sacré, des gardiens, permet de donner du liant à l’ensemble et on enchaine pas bêtement les monstres pour augmenter son niveau. Le fait de faire évoluer le village, de rencontrer les gens, de découvrir leurs histoires, d’améliorer les armes après chaque run, ajoute une vraie profondeur au titre.

La narration, s’appuie sur certains contrastes : le calme du village, les moments de communion, les dialogues opposés à l’urgence du combat, du danger. On sent que le jeu cherche à ne pas tout miser sur l’action, mais aussi sur l’émotion, et c’est plutôt réussi. Même si, parfois, le jeu traine un peu en longueur et certains bavardages semblent de trop.

Mais le jeu n’est pas parfait. Les combats peuvent parfois paraître un peu mous, on ne ressent pas vraiment l’impact de ces derniers, magie et coups d’épée sont un peu traités sur el même plan et on enchaine les joutes sans vraiment d’excitation. Certains pics de difficulté tombent quand on s’y attend le moins et l’équilibrage du titre peut s’avérer un peu frustrant.

Les gardiens offrent des styles et sensations assez différents, mais tous ne sont pas aussi plaisants à diriger. On aura tendance à se focaliser sur certains, ce qui gâche un peu la variété induite par le choix assez large proposé.

Au final, Towa and the Guardians of the Sacred Tree est un jeu que j’ai apprécié. Pas parfait, mais profondément sincère, esthétiquement inspiré, avec une réelle personnalité. Si vous aimez les roguelites qui veulent raconter une histoire, soigner leur univers, ce titre pourrait vous intéresser.

Towa and the Guardians of the Sacred Tree
Editeur: Bandai Namco
Support: PS5, Xbox, Switch
Avis réalisé sur PS5
Les roguelites ne sont pas mon style de prédilection mais je dois avouer que j'ai apprécié Towa and the Guardians of the Sacred Tree. De par son esthétisme dans un premier temps et par son lore soigné et sa narration au diapason. Seule ombre au tableau certains pics de difficulté. Un bon petit titre.
J'aime:- Une esthétique soignée
- Le mode Co-op
- La narration, lente mais avec un lore étendu
- Le mini jeu de forge
Je n'aime pas:- Des gardiens plus intéressants que d'autres
- Des pics de difficulté