
Après un huitième épisode qui nous avait traînés dans les méandres d’un village d’Europe de l’Est, Capcom revient avec Resident Evil Requiem. Plus qu’une simple suite, ce titre se présente comme le florilège d’une série qui fête ses 30 ans. Entre héritage et regard tourné vers l’avenir, la firme d’Osaka a-t-elle trouvé le mélange parfait entre l’angoisse d’un couloir sombre et l’action débridée ? Capcom m’ayant gentiment proposé un code pour vous donner mon avis sur le titre, je vous le livre ici sans spoiler.

Question d’ambiance
L’histoire débute avec Grace Ashcroft, une analyste du FBI et fille de la célèbre journaliste Alyssa Ashcroft, qui s’aventure dans l’hôtel Wrenwood pour enquêter sur un meurtre mystérieux lié à la mort de sa propre mère huit ans plus tôt.
Mais ce qui prenait le chemin d’une simple enquête sur des disparitions inexpliquées va vite basculer dans l’horreur que nous connaissons bien. Grace se retrouve traquée par des zombies un peu « évolués » ayant conservé des bribes de conscience et de souvenirs. Alors qu’elle se fait enlever par un mystérieux antagoniste, nous retrouvons alors une figurine bien connue de la saga, Leon S. Kennedy. Désormais plus âgé, celui-ci va n’avoir de cesse de retrouver Grace ce qui le conduira vers les ruines de Raccoon City, au cœur d’une installation secrète d’Umbrella nommée l’ARK. Entre révélations sur le projet « Elpis » et les secrets liés aux différents protagonistes, Requiem s’inscrit comme un élément majeur de l’histoire de Resident Evil, bouclant les dossiers laissés en suspens depuis l’incident de 1998.

Tout ce que peut offrir Resident Evil
Requiem, c’est un épisode anniversaire qui décide de nous condenser tout ce que la série a pu nous offrir jusqu’à présent. Ceux qui s’entendaient à une surprise peuvent se rassoir, il n’en est rien. Certains penseront que le fan service prend trop le pas sur le simple hommage, avec des clins d’œil parfois trop appuyés ou mis là « pour faire plaisir ». Et c’est le cas. Les développeurs nous ont gavé de références et moi, j’ai tout gobé comme une oie qui ne se doute pas de son destin.
On pouvait craindre que le gameplay hybride vue à la première personne (FPS)/ vue à la troisième personne (TPS) soit bancal, il n’en est rien. Capcom nous laisse le choix pour imposer la vue que l’on souhaite mais à titre personnel j’ai trouvé que le choix par défaut était pertinent. Ainsi la vue FPS dédié à Grace, nous permet de profiter pleinement de moments dédiés à l’expérience de survival horror que l’on connait bien. Personnage « fragile », munitions limitées, séquence de stress; on ressent vraiment le sentiment d’angoisse à travers la vision de Grace. A contrario la vue TPS proposée pour Leon, s’adapte parfaitement à des séquences orientées action. Il y a bien quelques séquences avec Leon durant lesquelles on se sent un peu à l’étroit mais elles sont plutôt marginales.

Le craft proposé dans le jeu est assez intéressant. Si celui consacré à Léon est assez classique; ce dernier pourra en effet se créer différentes munitions à partir de ressources comme de la ferraille, celui de Grace lui permettra de générer des améliorations lui permettant d’augmenter l’impact des tirs ou sa santé en collectant du sang infecté ou encore des armes « chimiques » assez efficaces. A noter que si Leon dispose d’une capacité à transporter de nombreux items, celle de Grace est beaucoup plus limitée et vous devrez faire appel aux coffres pour cette dernière.
J’évoquais le fait que cet épisode était un melting pot de tout ce que la série nous avait offert jusqu’à présent. Sans vouloir trop en révéler pour ne pas spoiler, tout y est. Alors certes parfois, on se dit un peu « tout ça pour ça? » mais dans l’ensemble c’est vraiment une ode pour fan. Du gameplay à deux persos emprunté à RE 0, à certains lieux emblématiques de la série en passant par des adversaires charismatiques rencontrés précédemment ou à une revisite du mode missionnaire pour chopper les meilleurs armes, le cahier des charges est respecté. Peut être trop pour certains, mais on a pas 30 ans tous les jours.

Techniquement solide
Techniquement rien à redire. C’est beau, maniable, même si Leon semble un peu plus rigide que dans le 4, c’est ça la vieillesse, le rythme est soutenu mais toujours bien maitrisé. Les séquences avec chacun des personnages sont savamment calibrées et lorsque l’on arrive un peu à saturation, le jeu semble nous entendre pour nous offrir un peu de changement en basculant vers l’autre personnage. Si au départ j’ai un peu été désabusé par les allers retours, le jeu à ensuite su m’embarquer et je n’ai plus eu ce sentiment par la suite.
Curieusement j’ai trouvé les zombies de base particulièrement résistants alors que les boss m’ont paru moins pénibles. Il faut dire que le bestiaire est absolument somptueux avec des zombies bien différenciés certains ayant conservé leurs tics et manies avant contamination. C’est franchement une grande réussite à ce niveau.
Pour moi le titre à la durée de vie parfaite, ni trop long, ni trop court. Je l’ai terminé en 10 heures, en difficulté standard moderne. La différence entre classique et moderne s’effectue au niveau des sauvegardes, l’aspect moderne offrant des sauvegardes illimitées alors que le coté classique nous rappelle à la bonne vieille utilisation des rubans, sauvegardes limitées donc. Vraiment un très bon épisode, qui parlera aux fans et que je ne saurai que trop vous recommander.


Resident Evil Requiem
Développeur: Capcom
Support: Switch 2, PS5, Xbox
Avis réalisé sur PS5
J'ai kiffé. Voilà la messe est dite. Est-ce que les clins d'œil sont parfois trop ci, pas assez cela? Oui et alors? Resident Evil Requiem c'est du RE pur jus, avec tout ce qu'on a aimé dans les précédents réuni au sein du même jeu. L'aventure est parfaitement équilibrée, prenante avec juste ce qu'il faut de WTF propre à la saga. Vraiment un bon épisode qui permet de se dire, j'ai bouclé le chapitre. Parce que oui Capcom, après ce requiem qui ne révolutionne rien, il est désormais temps d'écrire une nouvelle partition.
J'aime: - Tout ce que peut offrir Resident Evil en un titre. Trop fan service pour certains? Peut être. Moi j'ai kiffé.
- C'est beau
- C'est flippant parfois
- Durée de vie parfaite sur un premier run
Je n'aime pas: - Parfois un poil raide