[AVIS] Neon Inferno

Neon Inferno nous projette dans un New York futuriste rongé par la criminalité. On y incarne Angelo Morano ou Mariana Vitti, deux exécutants d’une famille criminelle qui officient dans les bas-fonds d’une cité saturée par ses propres lumières. Neon Inferno ne s’embarrasse pas d’une narration bavarde. Il se vit plus qu’il ne se raconte dans un titre qui fleure bon l’arcade d’antan.

Simple et efficace

Le gameplay de Neon Inferno repose sur un équilibre surprenant entre simplicité immédiate et tension de tous les instants. Sa structure de run-and-gun constitue la base : déplacements latéraux, tirs nerveux, gestion de l’espace…mais elle est agrémentée d’une dimension  “gallery shooter”. Ici, les ennemis n’arrivent pas seulement su run seul plan. Ils appariassent également en ’arrière-plan, nous obligeant à redoubler d’attention, à jongler entre deux plans de tir simultanés. Le jeu ne nous laisse jamais de répit.

La mécanique de Bullet Time ajoute une dimension supplémentaire : la possibilité de renvoyer certains projectiles vers les ennemis, créant des moments de contrôle précis, presque chirurgicaux, qui brisent brièvement le chaos et récompensent la lecture attentive de l’écran. Entre les missions, la boutique nous permet de personnaliser légèrement notre approche à l’aide d’armes supplémentaires, peut être un peu trop chères cependant. On apprécie également les phases en véhicule, un autre marqueur des jeux du genre pour un cahier des charges pleinement respecté. La coop à deux joueurs transforme chaque scène en duel chorégraphié à quatre mains, où les rôles se répartissent naturellement — un joueur gère le proche, l’autre le lointain — pour un plaisir brut presque animal.

Une réalisation léchée

Techniquement, Neon Inferno nous offre un pixel art magnifique, détaillé et chaleureux. Chaque sprite semble taillé pour la lisibilité autant que pour l’impact visuel. Les animations sont rapides, nettes, sans excès d’effets qui viendraient brouiller l’action, ce qui est essentiel pour un titre où la lecture de l’écran conditionne la survie. Les environnements, toujours en mouvement, parviennent à rester intelligibles malgré la superposition des plans. Mention spéciale aux scanlines plutôt efficaces.

Le sound design suit cette philosophie : percussions sèches, impacts clairs, ambiance urbaine saturée, tout contribue à cette sensation d’être plongé dans un monde où chaque tir, chaque explosion et chaque renvoi de projectile a un poids réel. L’ambiance sonore est excellente et s’approprie les lieux visités, mention spéciale à l’opéra et la discothèque. L’ensemble tourne avec une fluidité indispensable, car la moindre saccade serait une trahison dans un jeu qui exige cette précision presque nerveuse.

Alor est-ce que Neon *Inferno renouvelle le genre? Non. Il est très classique dans son approche mais tout ce qu’il fait, il le fait avec passion. Un titre peut être un peu trop difficile mais cela vient combler une durée de vie un peu courte, relative à ce style de jeu.

Neon Inferno
DéveloppeurZenovia Interactive
Support: PS5, Xbox, Switch
Avis réalisé sur PS5
Si vous recherchez une bonne petite dose d'arcade, Neon Inferno est fait pour vous. C'est pêchu, très agréable à l'oeil, doté d'une bonne ambiance sonore. Le jeu est plutôt court mais son niveau d'exigence assez élevé vous occupera un bon moment. Un titre comme on aimerait en voir plus souvent.
J'aime:- Le feeling arcade
- Les graphismes
- Les ziques
Je n'aime pas:- Demeure assez exigeant